I am concerned that a growing number of New Brunswickers will not have sufficient income in their retirement. I know that some low income seniors in my riding find themselves having to make unacceptable trade-offs, deciding whether to buy groceries or fill their prescriptions, for example.
It is estimated that two thirds of Canadians have no workplace pension plan. Based on data from income tax returns, only one quarter of Canadians contribute to a Registered Retirement Savings Plan. For many, that leaves only the Canada Pension Plan (CPP), a plan which is designed to provide 25% of the salary that had been earned while working, a far lower percentage than that provided, on average, by other industrialised countries. The situation is even more challenging for people who have never paid into the CPP.
Some readers may question the sincerity of a commentary on retirement income written by an MLA, given the past reputation of MLA pensions. As an MLA, I pay into the same pension plan, under the same terms, as the vast majority of civil servants. This represents a welcome change from the past set-up for MLA pensions.
The new federal government is committed to expanding the Canada Pension plan. Following a meeting of provincial finance ministers before Christmas, it was agreed everyone would look at how to move forward on expanding the CPP and bring their suggestions to a second meeting in June. Saskatchewan Premier Brad Wall appears to be the only Premier opposed to the idea. The Globe and Mail has reported that Premier Gallant supports improvements to the CPP, but he has not made any public statements to that effect.
Now is the time to have a public conversation about the financial security of New Brunswick seniors. I have repeatedly called for a public inquiry into the adequacy of retirement income for New Brunswickers. The Greens campaigned on this in the last election. With discussions beginning within and between governments on improving the Canada Pension Plan, the Gallant government needs to engage citizens in a broad discussion about the adequacy of retirement income in our province.
The former Alward government began looking at pension reform in 2010 with its Task Force on Protecting Pensions. It was formed in the wake of the very public failure of two private sector pension plans. However, the Tories Task Force never produced any recommendations on protecting private sector pensions, nor did it issue any report. Instead, it was redirected to address the cost of public sector pensions. The outcome is history now. Public sector pensions were converted from defined benefit plans to the Dutch system of the so-called Shared Risk plan, but failed to grandfather-in retirees, leading them to take the government to court, as they lost the protection their pension income had from the ravages of inflation.
Most provinces and all federal political parties except the Conservatives support an expansion of the Canada Pension Plan. The objective is to increase the basic financial security for all seniors. Premier Gallant has thus far been silent on the matter. On the other side, the Canadian Federation of Independent Business is mounting a lobby campaign against any expansion of the CPP, to avoid an increase in the employer’s contribution to their employees pensions. The provincial Tories opposed an expansion of the CPP when they held power.
The CPP is one of the most secure pension plans in the world. It is a predictable and stable defined benefit plan which is adjusted for inflation, so it does not erode the purchasing power of seniors, unlike shared risk pension plans. Shared risk pension plans are just the opposite. They are unpredictable, since protection from inflation can be eliminated and the basic benefits can be cut.
The problem with the CPP is it is no longer sufficient to meet the basic needs of seniors. Those seniors whose income is dependent only on the Old Age Security Program and the Guaranteed Income Supplement face even tougher challenges.
It’s time for the Premier to make his position clear. In light of our rapidly aging population, will he engage in an open and broad based discussion of how best to provide overall income security for seniors into the future? What is his position on expanding the CPP?
We need a public inquiry into the adequacy of retirement income for all New Brunswickers. A Royal Commission is one such way to do so. Whatever the form it takes, such an enquiry needs to get underway without delay, given the discussions about expanding the CPP are now taking place behind closed doors. The financial security of our growing population of senior citizens is too important to ignore.
Je m’inquiète du nombre croissant de Néobrunswickois qui n’auront pas de revenu de retraite suffisant. Je sais que dans ma circonscription certaines personnes âgées ayant de faibles revenus sont obligées de faire des compromis inacceptables comme par exemple décider d’acheter de la nourriture plutôt que de renouveler leurs prescriptions.
On estime que les deux tiers des Canadiens ne bénéficient pas d’un régime de retraite de leur employeur. En se fondant sur les données des déclarations de revenus, seulement un quart des Canadiens contribuent à un Régime enregistré d’épargne-retraite. Pour plusieurs d’entre eux, cela signifie qu’il ne leur reste que le Régime de pensions du Canada (RPC), un régime qui a été conçu pour fournir 25 % du salaire gagné durant leur période de travail, soit un pourcentage très inférieur à celui garanti par d’autres pays industrialisés. La situation est même encore plus difficile pour ceux qui n’ont jamais contribué au RPC.
Compte tenu de la réputation de longue date des retraites des députés, certains lecteurs pourraient contester la sincérité des commentaires sur les revenus de retraite écrits par un député. Toutefois, il faut réaliser que maintenant, comme député, je contribue au même régime de pension, avec les mêmes conditions que la vaste majorité des fonctionnaires. Cela représente une transformation bienvenue de l’ancien régime de pension des députés.
La nouvelle administration fédérale s’est engagée à étendre le Régime de pensions du Canada. Après une rencontre des ministres des Finances avant Noël, il a été entendu que tous les participants étudieraient comment progresser avec l’expansion du RPC et qu’ils présenteraient des suggestions lors d’une deuxième rencontre prévue en juin prochain. Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall semble être le seul premier ministre à s’opposer à cette idée. Le Globe and Mail a rapporté que le premier ministre Gallant appuie des améliorations au RPC, mais il n’a fait aucune déclaration publique à ce sujet.
Pour l’instant, le temps est venu d’avoir des débats publics au sujet de la sécurité financière des personnes âgées au Nouveau-Brunswick. À plusieurs reprises, j’ai demandé une enquête publique sur la suffisance des revenus de retraite des Néobrunswickois. Les Verts ont fait campagne sur cet enjeu lors de la dernière élection. Avec le début des discussions dans les administrations et entre les administrations pour améliorer le Régime de pensions du Canada, l’administration Gallant doit engager les citoyens dans de larges discussions sur la convenance des revenus de pension dans notre province.
En 2010, suite à la faillite très médiatisée de deux régimes de pension du secteur privé, l’ancienne administration Alward avait commencé à étudier une réforme des pensions par la mise en place de son Groupe de travail sur la protection des pensions. Toutefois, les conservateurs ne publièrent jamais de recommandations sur la protection des régimes de pension du secteur privé, et même aucun rapport ne fut publié. Au contraire, l’objectif de ce groupe de travail fut détourné vers le cout des pensions du secteur public. Les résultats font maintenant partie du passé. Les pensions du secteur public furent reconverties d’un régime aux bénéfices définis à un système néerlandais, un soi-disant régime aux risques partagés, mais sans tenir compte des retraités. Ce détournement incita les retraités à poursuivre le gouvernement parce qu’ils avaient perdu la protection que leurs revenus de pension leur offraient contre les ravages de l’inflation.
La plupart des provinces et tous les partis politiques fédéraux, excepté les Conservateurs, appuient l’expansion du Régime de pensions du Canada. L’objectif est d’augmenter la sécurité financière de base de toutes les personnes âgées. Le premier ministre Gallant a jusqu’ici été silencieux à ce sujet. Du côté opposé, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante organise une campagne de lobby contre toute expansion du RPC afin d’éviter une augmentation des contributions des employeurs aux pensions de leurs employés. Les Conservateurs provinciaux s’opposaient à l’expansion du RPC lorsqu’ ils étaient au pouvoir.
Le RPC est un des régimes de pension des plus sécuritaires au monde. C’est un régime de bénéfices définis, prévisibles et stables, ajustable selon l’inflation, de telle sorte qu’il évite l’érosion du pouvoir d’achat des personnes âgées, contrairement aux régimes de pension à risques partagés. Les régimes de pension à risques partagés sont exactement le contraire. Ils sont imprévisibles puisque la protection contre l’inflation peut être éliminée et que les bénéfices de base peuvent être réduits.
Le problème avec le RPC est qu’il n’est plus suffisant pour satisfaire les besoins de base des personnes âgées. Les personnes âgées dont les revenus dépendent seulement du Programme de la sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti font face à des défis encore plus difficiles.
Le temps est venu pour que le premier ministre fasse connaitre clairement sa position. Considérant le vieillissement rapide de notre population, va-t-il s’engager dans une discussion large et ouverte sur la façon de mieux fournir à l’avenir un système de sécurité du revenu pour les personnes âgées ? Quelle est sa position sur l’expansion du RPC ?
Nous avons besoin d’une enquête publique sur la convenance des revenus de retraite pour tous les Néobrunswickois. Une commission royale serait une façon de le faire. Quelle que soit la façon choisie, une telle enquête doit être démarrée sans tarder parce que les discussions sur l’expansion du RPC sont déjà en cours derrière des portes closes. La sécurité financière de notre population croissante de citoyens âgés est trop importante pour être ignorée.
