Dear Minister Rousselle:
I am writing regarding the preparation of the government’s new10-year education strategy for our province.
As you know, I was a member of the Education Commission’s Anglophone advisory committee. Unfortunately, we were advisory in name only. We met twice as a committee, and neither meeting was designed to seek input from the advisory committee members. Communication was largely one-way, to brief us on the work of the commissioners.
At the end of our second committee meeting, we were told that our third meeting would be devoted to providing comments on the draft education strategy. In preparation, I held four meeting in my riding to seek input on what should be included in the 10-year education strategy. I held a meeting for the entire community, three meetings with students, and one meeting with teachers. The input I received is posted on my MLA website, except for the personal correspondence I received from teachers and parents.
The promised third advisory committee meeting never took place, so I was unable to present the views of my constituents to provide advice on the draft plan. Instead, that meeting was replaced with a larger Round Table meeting at which the draft education strategy was not made available for comment.
I want to take this opportunity to touch on some of the key ideas that emerged from the discussions I facilitated in my riding.
• To insulate education from political interference, create an arms-length
Education Commission to which the School Districts would be accountable, as was recommended by the Byrne Commission decades ago.
• Policy 322, the inclusion policy, is based on the CLASSROOM as the basic physical unit for learning. This is where education in New Brunswick gets stuck. We need to change our thinking and adopt the SCHOOL as the basic physical unit for learning.
• Teachers and teaching assistants should have access to greater resources and improved training on addressing students with learning disabilities, special needs, and behavioural problems. The high level of stress and burnout in the classroom today resulting from inadequate resources and supports is unacceptable.
• Shift to a learning-centred strategy, providing teachers with more freedom and flexibility to teach creatively.
• With the school as the basic physical unit for learning, students can be grouped by abilities and interest when beneficial. The current approaches of everyone should get the same education and personalized learning plans are contradictory. Children learn differently.
• Classroom composition and class sizes are key priorities for teachers, as larger classes plus inclusion is not sustainable.
• We need to broaden the approach to education so that it is focused on the development of the whole child: intellectual, physical, social and emotional.
• Teachers should not be placed outside of their academic background. Endorsed licenses based on a teacher’s area of academic concentration and expertise should be examined.
• The current system is too centralized. Schools should have some autonomy to work out solutions that best meet the needs of their students. The number of school districts needs to be increased so they are as close as possible to the schools and students they serve.
• Curriculum needs to be broader, reflecting the diversity of the student populations, and helping students learn who lives here and how to live together well. Students should learn about different religions and world views. There is a need to learn about our relationship with First Nations.
• Increased emphasis on grammar and writing is needed.
• French language training needs to be improved so that a greater proportion of students graduate with the ability to work in French. Exposure to French needs to be introduced as early as possible.
• Integrated Service Delivery must include the school in its work.
• School should be a key access point for mental health services.
• Teach students about what to look out for regarding anxiety and depression, so they know when to seek help.
• There needs to be increased emphasis on both critical thinking and practical life skills throughout the public school years.
• Better preparation for the transition from middle to high school and from high school to post-secondary is required.
• Need to focus beyond grades to how students can contribute to improving society.
These are among the key findings from my discussions with students, teachers and parents in my constituency. I trust you will find the comments useful in your review of the recommendations of the Education Commissioners.
As always, I would be happy to meet with you to discuss the input I have received from my constituents. There is a high level of interest in education and some trepidation about what the 10-year education strategy might contain.
I look forward to reading the report of the Education Commissioners when it is completed and am more than willing to discuss its recommendations and their implementation with you.
Yours truly,
David Coon
Leader, Green Party
MLA Fredericton-South
Monsieur le ministre,
Je vous écris au sujet de la préparation par le gouvernement de la nouvelle stratégie d’éducation décennale de notre province.
Comme vous le savez, j’ai siégé au comité consultatif anglophone de la commission d’éducation. Malheureusement, notre rôle était consultatif en théorie seulement. Nous nous sommes réunis deux fois en tant que comité, et aucune des réunions n’avait pour objet de demander l’avis des membres du comité consultatif. La communication a été en grande partie unilatérale et visait à nous informer du travail des commissaires.
À la fin de notre deuxième réunion de comité, on nous a dit que notre troisième réunion serait consacrée à la présentation de commentaires sur la version préliminaire de la stratégie d’éducation. Pour me préparer, j’ai tenu quatre réunions dans ma circonscription afin de demander l’avis des gens concernant ce qui devrait être inclus dans la stratégie d’éducation décennale. J’ai organisé une réunion pour l’ensemble de la collectivité, trois réunions avec les élèves et une réunion avec le personnel enseignant. La rétroaction que j’ai reçue est affichée sur mon site Web de député, à l’exception de la correspondance que des enseignants et des parents m’ont envoyée personnellement.
La troisième réunion du comité consultatif n’a jamais eu lieu comme promis; je n’ai donc pas pu présenter les points de vue des gens de ma circonscription au sujet de la version préliminaire du plan. La troisième réunion a plutôt été remplacée par une plus grande table ronde où la version préliminaire de la stratégie d’éducation n’a pas été fournie aux participants en vue d’obtenir des commentaires.
Je veux profiter de l’occasion pour présenter certaines des idées clés qui se sont dégagées des discussions que j’ai facilitées dans ma circonscription.
• Pour protéger l’éducation contre l’ingérence politique, il faudrait créer une commission d’éducation indépendante à laquelle les districts scolaires auraient à rendre compte, comme la commission Byrne l’a recommandé il y a des dizaines d’années.
• La politique 322 sur l’inclusion scolaire est fondée sur la SALLE DE CLASSE en tant qu’environnement physique de base pour l’apprentissage. Voilà où il y a une impasse en matière d’éducation au Nouveau-Brunswick. Nous devons changer notre façon de penser et adopter l’ÉCOLE comme environnement physique de base pour l’apprentissage.
• Les enseignants et les aides enseignants devraient avoir accès à un plus grand nombre de ressources et à une formation améliorée concernant les élèves ayant des difficultés d’apprentissage, des besoins particuliers ou des problèmes de comportement. Les taux élevés de stress et d’épuisement professionnel que présentent actuellement les enseignants sont inacceptables et découlent de l’insuffisance des ressources et des soutiens.
• Il faudrait passer à une stratégie axée sur l’apprentissage afin que les enseignants aient plus de liberté et de souplesse pour accomplir leur travail de façon créative.
• Une fois l’école établie comme environnement physique de base pour l’apprentissage, les élèves pourront être regroupés en fonction de leurs aptitudes et de leurs intérêts lorsqu’il est avantageux de le faire. Les approches actuelles sont contradictoires, car, même si elles sont fondées sur le principe selon lequel tout le monde devrait recevoir la même éducation, elles prévoient aussi des plans d’intervention. Les enfants apprennent de différentes façons.
• La composition et la taille des classes constituent des priorités clés pour les enseignants, puisque l’inclusion au sein de plus grandes classes n’est pas viable.
• Nous devons élargir l’approche en matière d’éducation pour qu’elle soit axée sur tous les aspects du développement de l’enfant : intellectuel, physique, social et affectif.
• Les enseignants ne devraient pas enseigner des matières qui ne correspondent pas à leurs acquis universitaires. Il faudrait examiner la possibilité de permis qui porteraient des mentions en fonction du domaine de spécialisation d’un enseignant.
• Le système actuel est trop centralisé. Les écoles devraient avoir une certaine autonomie pour trouver des solutions qui répondent le mieux aux besoins de leurs élèves. Il faut augmenter le nombre de districts scolaires de façon à ce que leurs bureaux soient situés le plus près possible des écoles et des élèves qu’ils servent.
• Les programmes d’études doivent être élargis pour refléter la diversité des élèves et les aider à apprendre qui vit dans notre province et comment vivre ensemble harmonieusement. Les élèves devraient se familiariser avec les diverses religions et perspectives mondiales. Il y a un besoin d’apprentissage quant à nos relations avec les Premières nations.
• Il est nécessaire d’insister davantage sur la grammaire et la rédaction.
• La formation en français doit être améliorée pour qu’un plus grand nombre d’élèves soient en mesure de travailler en français lorsqu’ils obtiennent leur diplôme. Les élèves doivent être mis en contact avec le français le plus tôt possible.
• Les responsables de la prestation des services intégrés doivent faire participer les écoles à leurs travaux.
• Les écoles devraient être des points d’accès clés pour les services de santé mentale.
• Il faudrait enseigner aux élèves les symptômes de l’anxiété et de la dépression afin qu’ils sachent quand demander de l’aide.
• Il faut mettre davantage l’accent sur la pensée critique et les aptitudes pratiques à la vie quotidienne de la maternelle à la 12e année.
• Une meilleure préparation est nécessaire en vue des transitions de l’école intermédiaire à l’école secondaire et de l’école secondaire à un établissement postsecondaire.
• Il faut voir plus loin que les notes et songer à la façon dont les élèves peuvent contribuer à améliorer la société.
Voilà certaines des observations principales qui sont ressorties de mes discussions avec les élèves, les enseignants et les parents dans ma circonscription. J’espère que vous trouverez ces observations utiles dans votre examen des recommandations des commissaires à l’éducation.
Comme toujours, je me ferais un plaisir de vous rencontrer pour discuter de la rétroaction que j’ai reçue des gens de ma circonscription. Les gens s’intéressent beaucoup à l’éducation et ont des préoccupations quant au contenu éventuel de la stratégie d’éducation décennale.
Je me réjouis à la perspective de lire le rapport des commissaires à l’éducation lorsqu’il sera terminé et je suis tout à fait disposé à discuter avec vous des recommandations et de leur mise en œuvre.
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.
Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick,
David Coon, député de Fredericton-Sud
