By David Coon
I walked into the Gibson-Neill Memorial Elementary School in Fredericton the other night and was instantly captured by the music being performed by students from the Saint John Youth Chamber Orchestra. It’s hard to describe the joy I felt, and I’m not even a classical music buff. It wasn’t just the beauty of the piece they were playing, or the skillfulness with which they played their instruments, but it was the achievement that the performance of these young New Brunswickers represented that had lifted me up.
These Saint John students have been part of Sistema NB, which has just come to Fredericton. It also operates in Moncton, Richibucto, Tobique First Nation, Edmundston, Miramichi, Elsipogtog, and Hillsborough, engaging more than 700 children every day.
Inspired by its success in the poor barrios of Venezuela, Ken MacLeod and members of the Board of the New Brunswick Youth Orchestra (NBYO) brought Sistema, and a growing team of teaching musicians from around the world, to inspire our children and youth to achieve their full potential through learning and performing orchestral music.
In addition to developing life-long music skills, children are improving their literacy and grades, and gaining confidence and self-esteem.
While there has been much political handwringing and finger-pointing at the literacy and test results in our schools, the gift of music the Sistema teaching artists are providing to our province’s children is transformational.
The “popular wisdom” has been to increase the emphasis on teaching science, math and technology in the form of coding (computer programming) to help ensure students succeed. I was a science guy in school, so I see these subjects as important, but there is so much more to building a solid foundation for children to succeed in life. The folks at the New Brunswick Youth Orchestra know this, and have been quietly, almost subversively – in the positive sense – expanding Sistema to more schools, reaching more and more children.
It was not that long ago, that learning to play music was just part of growing up. Piano lessons were almost routine, singing was a regular part of life for many, but I can’t help think as this part of our culture slips away, there are long-term implications to personal and community development.
Feminist and activist Emma Goldman was to famously have said, “If I can’t dance, I don’t want to be part of your revolution.” She meant by this, that empowerment lies in all aspect of life, and that it cannot be restricted to political action. The same can be said of education.
We must not fall into the trap of thinking the key to success in life is to simply ratchet up the teaching of science, math and coding.
Many people fondly remember their participation in their school’s drama and band programs. Participation in these programs contributes to personal development and education. Their existence is a credit of those teachers who are able to dedicate themselves to providing these opportunities to our children and youth.
The love of music or theatre gained in schools has led some to go onto careers in the performing arts, though that is not the ultimate goal of these programs; just like teaching math is not specifically intended to turn out physicists, engineers, or economists.
Training for a profession, a trade or a vocation is not the point of our public school systems. As the Brazilian educator Paulo Freire said, “What the educator does in teaching is to make it possible for the students to become themselves.” The role of government is to ensure that educators and their administrators have the means to achieve this. Sistema NB is showing the way.
David Coon is the Leader of the Green Party of New Brunswick and the MLA for Fredericton-South
Par David Coon
Je marchais dans l’école élémentaire Gibson-Neill Mémorial lorsque j’ai été tout de suite saisi par la musique exécutée par les élèves de l’Orchestre des jeunes de Saint John. Il m’est difficile de décrire la joie qui m’a envahi, car je ne suis même pas un adepte de la musique classique. Ce n’était pas la seule beauté de la pièce qu’ils jouaient, ni l’habileté avec laquelle ils jouaient leurs instruments, mais bien la réalisation de cette performance offerte par ces jeunes néobrunswickois qui m’avait inspiré.
Ces jeunes musiciens de Saint-Jean ont fait partie de Sisterna NB, qui vient juste d’arriver à Fredericton. Sisterna fonctionne aussi à Moncton, à Richibucto, dans la Première Nation de la Tobique et à Hillsborough, réunissant plus de 700 enfants chaque jour.
Animé par les succès dans les quartiers pauvres du Venezuela, Ken MacLeod et les membres du Conseil de direction de l’Orchestre des jeunes du Nouveau-Brunswick (OJNB) ont introduit Sistema, et une équipe grandissante de musiciens enseignants du monde entier, afin d’inspirer nos enfants et nos jeunes à réaliser leur plein potentiel en apprenant et en interprétant de la musique orchestrale.
En plus de développer des compétences musicales pour le reste de leur vie, les enfants améliorent leurs connaissances et leurs résultats, renforcent leur confiance et leur estime de soi.
Pendant que plusieurs écrivaient des articles politiques et pointaient du doigt les résultats et les connaissances acquises dans nos écoles, le don de la musique que des artistes enseignants offraient aux enfants de la province était transformationnel.
La « sagesse populaire » clamait qu’il fallait mettre l’accent sur l’enseignement des sciences, des maths et de la technologie sous forme de codage (programmation informatique) pour garantir le succès des élèves. J’étais fort en science à l’école, je comprends donc que ces sujets sont importants, mais il faut tellement plus pour que les enfants réussissent dans la vie. Les gens de l’Orchestre des jeunes du Nouveau-Brunswick le savent très bien, et ils ont en toute discrétion, presque en cachette, dans un sens positif, offert Sistema dans un plus grand nombre d’écoles et atteindre de plus en plus d’enfants.
Cela ne fait pas très longtemps que l’apprentissage de la musique faisait partie de notre croissance. Les leçons de piano étaient presque une routine, pour plusieurs, et chanter était une coutume qui faisait simplement partie de la vie. Mais je ne peux m’arrêter de penser: « Se pourrait-il qu’une partie de notre culture disparaisse et que des répercussions à long terme puissent affecter notre développement personnel et communautaire?
Féministe et activiste, Emma Goldman est censée avoir fait la célèbre déclaration : « Si je ne peux danser, alors je ne veux pas faire partie de votre révolution. » Elle voulait dire que la responsabilisation s’applique dans tous les aspects de la vie, et qu’elle ne peut pas se restreindre aux actions politiques. La même chose peut être dite de l’éducation.
Nous ne devons pas tomber dans le piège de penser que la clé du succès dans la vie consisterait simplement à accentuer l’enseignement des sciences, des mathématiques et du codage.
Plusieurs personnes se rappellent avec tendresse leur participation au programme de théâtre ou de fanfare. La participation à ces programmes contribue au développement personnel et à l’éducation. Leurs existences est un crédit pour ces enseignants qui sont capables de se dédier à fournir des occasions à nos enfants et à nos jeunes.
L’amour de la musique ou du théâtre acquis en classe a mené certains vers une carrière dans les arts de la scène, bien que ce ne soit pas l’objectif ultime de ces programmes tout comme l’enseignement des maths n’est pas spécifiquement dans le but de former des physiciens, des ingénieurs ou des économistes.
Se former pour une profession, un métier ou une vocation n’est pas l’objet de nos systèmes d’écoles publiques. Comme l’éducateur brésilien Paulo Freire l’a déclaré : « Ce qu’un éducateur accomplit avec son enseignement c’est de rendre possible aux élèves de devenir eux-mêmes. » Le rôle du gouvernement est de s’assurer que les éducateurs et leurs administrateurs aient les moyens de le faire. Sistema NB montre la voie à suivre.
David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.
