
I ended up at Grace House on my birthday last year. I was devastated when I got there. I thought, “oh great, what a birthday present this is.” And then I met people who lifted me up. You can rise above your circumstances, and with the help of Grace House a nd other organizations in the community, I did.
People don’t realize that most people are a paycheque away from being homeless – if they lost their job, or had an accident. I was in telecommunications for 10 years and had a good career but I fell into alcohol and addiction and I made a lot of wrong choices. People think we’re lazy, that we’re not worth anything. But people like us have worth. We are all the same inside. Look into someone’s eyes – their eyes are the same as your eyes.
I transitioned from the Grace House shelter into Brunswick Home (a transitional living space) on August 24. For four people who didn’t know each other from a hole in the ground, we get along famously here. I really think that we are a good representation of how a bunch of homeless people can get together and live independently, run a house, and take care of things. It’s what a family is supposed to be about.

Guitar, for me, has always been for me. I don’t play in front of people; guitar is mine. When I was a kid and things were going bad, I could always turn to my guitar. My guitar was my best friend. My guitar never let me down; my guitar was always a good distraction. It was always a healthy distraction – learning new songs, and learning a new riff, that was always so rewarding for me. I’ve played since I was 13, 14 years old. And I love it. And that’s my hobby.

My plan next is to discover who I am again, because I lost my identity somewhere along the way, and now I’m just realizing that I don’t have to be the label that society gave me, I don’t even have to be the label that my psychiatrist gave me. I can create a whole new label for myself. Now I’m really looking at the rest of my life, because I’m in mid-life, I’m 44. And I’m at a point where I’m at a crossroads and I want to have a good second half of my life. It’s about how you finish, it’s not about how you start. And I’m really holding onto that. This is the dash to the end. It’s the race, and I’m gonna finish, and I’m gonna finish well.
We live in a richly diverse community, but we sometimes don’t see the unique and beautiful individuals and families who live in Fredericton South. Many members of our community are overlooked, some are invisible, and sometimes they are Othered. In the coming months, I want to introduce you to some of our neighbours. They are us. You’ll find our Profiles series on our website starting with the members of our LGBTQ community and continuing this month with homelessness.
Thanks to photographer and story-teller Kelly Baker: http://www.kellybakerphoto.com/
Je me suis retrouvé à Grace House le jour de ma fête l’année dernière. J’étais complètement désespéré. Je me suis dit : « Bon! Quel joli cadeau de fête. » Puis, j’ai rencontré des gens qui m’ont soulevé l’esprit. On peut surmonter nos circonstances et avec l’aide de Grace House et d’autres organismes dans la communauté, j’ai réussi.
Le monde ne réalise pas que la plupart des gens ne sont qu’un chèque d’être sans abris- si soudainement ils perdent leur emploi ou subissent un accident. Moi, j’ai travaillé 10 ans en télécommunications. J’avais un boulot stable, mais j’ai tombé dans l’alcoolisme et la toxicomanie. J’ai fait plusieurs mauvais choix. Le monde nous pense lâches, qu’on est des bons à rien. Mais les gens comme moi, on a de la valeur. On est tous pareils en-dedans. Si tu regardes quelqu’un dans les yeux, tu remarqueras qu’ils sont les mêmes que les tiennes.
J’ai déménagé de Grace House à Brunswick House (une maison de transition) le 24 aout. Pour quatre personnes qui se connaissaient pas du tout, nous nous entendons extrêmement bien ici. Je crois sincèrement que nous sommes une bonne représentation de comment un groupe d’inconnus sans-abris peuvent travailler ensemble, vivre indépendamment et s’occuper d’une maison. C’est bien ce que c’est de vivre en famille.

La guitare, ça toujours été juste pour moi. Je ne joue pas devant les autres, la guitare, c’est pour moi. Lorsque j’étais jeune et les choses allaient mal, je pouvais toujours me fier à ma guitare. Ma guitare était ma meilleure amie. Ma guitare ne me laissait jamais tomber, ma guitare était toujours un divertissement positif et sain : apprendre une nouvelle chanson, ou un nouveau riff, ça, c’était toujours satisfaisant pour moi. Je joue depuis que j’ai 13, 14 ans, et j’adore ça! C’est mon passe-temps.

Mon prochain défi, c’est de me redécouvrir car je me suis perdu le long du chemin et je réalise là que je n’ai pas besoin de porter l’étiquette que la société m’a donnée, ni même celle que mon psychiatre m’a donnée. Je peux me donner mon propre étiquette unique. Là, je me concentre sur le reste de ma vie car déjà je suis dans mes quarantaines (j’ai 44 ans). Je me retrouve à la croisée de mon chemin et je désir prendre le bon chemin cette fois-ci, la bonne vie. Ce qui compte c’est comment on termine la course, pas comment on l’a commencé. J’y tiens à cette notion. C’est mon dernier coup de cœur. C’est une course, et je vais la terminer et la terminer correctement.
Nous avons une communauté riche et diverse, mais nous oublions de remarquer et d’apprécier les beaux individus et leurs magnifiques familles qui habitent ici, dans la région de Fredericton-sud. Plusieurs membre de notre communauté sont délaissés, certains invisible, certains sont stigmatisés en tant que « l’Autre ». Dans les mois à suivre, j’aimerais vous présenter à certains de nos voisins, voisines. Ils et elles, sont des nôtres. Vous retrouverez la série de Profiles sur le site web, commençant avec les membres de notre communauté LGBTQ et continuant maintenant avec l’itinérance.
Merci à Kelly Baker, la photographe et raconteuse : http://www.kellybakerphoto.com/
