Written by Marilyn Merritt-Gray, Candidate in Gagetown-Petitcodiac
The Liberal Health Minister Victor Boudreau’s plan to dramatically restructure New Brunswick’s Public Health Program flies in the face of advice from Canadian Public Health experts and poses a significant threat to our health and our economy.
An Editorial in the Canadian Journal of Public Health (2017) penned by seven Public Health leaders from across the country, expressed alarm at the “growing weakness in the country’s Public Health infrastructure” and suggests “we are at a crisis point”. The experts identify 4 key problems with current government structural approaches to Public Health that when taken together constitute a crisis. The Health Minister’s announced plan to organizationally restructure the office of the NB Chief Officer of Health, effective immediately, will target and threatens to make worse, each of the problem areas identified by these experts.
These experts are calling for the Office of the Chief Medical Health officer to have the same level of authority and independence as provincial Auditor Generals. They are calling for governments to ‘ringfence’ Public Health staff and thereby not integrate them with other departments and or primary care health programs. They are calling for governments to raise the level of health funding designated exclusively to public health services. The Minister’s announcement last week is in direct opposition to this advice and thereby threatens New Brunswick’s health and economic security.
Should we as New Brunswickers care about this? Is Public Health Programming really that important? Why? History has taught us that nothing can dismantle an economy and population faster than a public health crisis; take Toronto’s experience with SARS fifteen years ago and the more recent Zika crisis in Brazil.
Public health programs have existed in Canada and New Brunswick since before 1900, initially targeting Cholera, sanitation issues, Small Pox, and Typhoid. Public health policy then shifted to Influenzas, maternal and child health, nutritional and food safety, tuberculosis, auto accidents and tobacco. Then in the 1950s public health programs shifted again to cover environmental contamination and birth control, while still dealing with persistent and evolving infectious diseases. Public health has always focused on the health of full populations, staying ahead of health threats, ensuring public health emergency preparedness and response, and in recent years, increased focus has needed to highlight and address population health inequities and environmental health risks.
In order to do this work a specialized team of health professionals is needed and they need to have the capacity to not only advise but redirect Ministerial government decisions at a time of crisis.
Canadian experts call for 4-5% of every provincial Health budget to be devoted to public health programing. Back in 2014 New Brunswick devoted less than 2% of its Health funding to these programs. Minister Boudreau says his plan for restructuring will not reduce resources further, however as time passes normal attrition may result in increased departmental ‘efficiencies’.
With public health programs underfunded it is now more important than ever for existing services to remain centralized in order to work effectively as a highly expert and nimble planning and operational team. A surgeon cannot perform surgery efficiently and effectively without a well-resourced, devoted specialty team of health professionals. In the same way that the surgeon relies on specialized surgical nurses and anesthetists, so too does the Chief Medical Officer of Health rely on the specialized efforts of public health personnel. The shift toward integrating these staff into other departments jeopardizes the viability of the specialty team to do its work.
So why would the Liberal government recommend such a dramatic restructuring of the NB public health programs operated by the Office of the Chief Medical Officer of Health? The Minister says the restructuring is not being done to save money. So why do this to an already under resourced department? The move could be a symptom of the Liberal government ideology, taking the advice of an administrative consultant, over the advice of professional experts. It could be a step to reduce the mandate of the office before making the Chief Medical Officer independent from government. No matter the reason for the restructuring this is a bad decision for New Brunswickers, posing a significant threat to our health and economy.
Marilyn Merritt-Gray is a nurse and lifelong advocate for rural health services. She is the Green Party Candidate for Gagetown-PetitcodiacÉcrit par Marilyn Merritt-Gray – Candidate dans Gagetown-Petitcodiac
Le ministre libéral de la santé, Victor Boudreau planifie une restructuration dramatique du programme de santé publique au Nouveau-Brunswick qui fait fi des conseils des experts canadiens de la santé publique et qui représente une menace pour notre santé et notre économie.
Un éditorial du Canadian Journal of Public Health (2017), rédigé par sept sommités de la santé publique au pays, s’alarme de « la faiblesse croissante au pays de nos infrastructures pour la santé publique, et suggère “que nous avons atteint un point critique.” Les experts définissent quatre problèmes principaux des approches structurelles à la santé publique de l’administration actuelle qui, ensemble, engendrent une crise. Le ministre de la Santé a annoncé son plan pour restructurer l’organisation du bureau du médecin hygiéniste en chef, avec entrée en vigueur immédiate, et qui va cibler et menacer d’aggraver chacun des domaines problématiques identifiés par les experts.
Ces experts demandent que le Bureau du médecin hygiéniste en chef ait le même niveau d’autorité et d’indépendance que les vérificateurs généraux des provinces. Ils demandent aux administrations de ceinturer le personnel de la santé publique et ainsi de ne pas les intégrer à d’autres ministères ou à des programmes de soins de santé primaires. Ils demandent aux administrations d’augmenter le niveau de financement des services de santé exclusivement désignés pour les services de santé publique. La déclaration ministérielle de la semaine dernière est en opposition directe à ces demandes et ainsi menace la sécurité économique et sanitaire du Nouveau-Brunswick.
Comme citoyens du Nouveau-Brunswick cela devrait-il nous inquiéter ? Est-ce que la programmation de la santé publique mérite tant d’intérêt ? Et pourquoi l’histoire nous a-t-elle constamment rappelé que rien ne peut démanteler plus rapidement une économie et une population qu’une crise de la santé publique; pensez à l’expérience de Toronto avec la crise du SRAS d’il y a quinze ans et à la récente crise du Zika au Brésil.
Les programmes de santé publique existent au Canada et au Nouveau-Brunswick depuis avant 1900; au début, ils se concentraient sur le choléra, les questions sanitaires, la variole et la typhoïde. La politique de la santé publique s’est portée vers la grippe, les soins aux mères et aux enfants, la nutrition et la sécurité alimentaire, la tuberculose, les accidents de voiture et le tabagisme. Et puis, dans les années 50, les programmes de la santé publique se sont déplacés encore pour couvrir la contamination environnementale et la régulation des naissances, tout en s’occupant aussi des maladies infectieuses persistantes et évolutives. La santé publique s’est toujours concentrée sur la santé de populations entières, pour prévoir les menaces sanitaires, s’assurer de la préparation et des réactions lors d’urgence santé; et ces dernières années, une importance accrue a dû mettre en valeur et s’occuper des injustices et des dangers environnementaux pour la santé des populations. Pour accomplir ce travail, une équipe spécialisée de professionnels de la santé est nécessaire et doit avoir la capacité de non seulement conseiller, mais aussi de rediriger les décisions ministérielles lorsque des crises surviennent.
Les experts canadiens suggèrent que 4 à 5 pour cent de chaque budget provincial soit affecté à la programmation de la santé publique. En 2014, le Nouveau-Brunswick a affecté moins de 2 pour cent du financement de la santé à ces programmes. Le ministre Boudreau affirme que son plan de restructuration ne réduira pas davantage les ressources, toutefois à mesure que le temps s’écoule, le taux d’attrition normal pourrait augmenter l’efficience du ministère.
Avec les programmes de santé publique sous-financés, il est important plus que jamais que les services actuels demeurent centralisés pour fonctionner efficacement comme une équipe de planification opérationnelle souple. Un chirurgien ne peut pas procéder à une opération chirurgicale d’une façon efficiente et efficace sans une équipe disposant des ressources nécessaires, et une équipe dévouée de professionnels de la santé. De la même façon que le chirurgien dépend d’infirmières et d’anesthésistes en chirurgie, le médecin-hygiéniste en chef dépend des efforts spécialisés de personnel en santé publique. Le changement vers l’intégration du personnel du médecin-hygiéniste en chef dans d’autres ministères compromet la capacité de cette équipe spécialisée d’accomplir son travail.
Alors pourquoi l’administration libérale recommande-t-elle une telle restructuration du bureau du médecin-hygiéniste en chef ? Le ministre prétend que la restructuration n’est pas entreprise pour épargner des dépenses. Alors, pourquoi entreprendre de tels changements dans un ministère déjà sous-financé ? Ce changement est un symptôme de l’idéologie de l’administration libérale, soit de suivre les conseils d’un consultant en administration plutôt que ceux d’experts professionnels. Ce pourrait être une étape dans le mandat du bureau du médecin hygiéniste en chef, avant que celui-ci devienne indépendant de l’administration. Quelle que soit la raison de cette restructuration, c’est une piètre décision qui représente une menace importante à l’économie et à la santé des Néobrunswickois.
Marilyn Merritt-Gray est infirmière et défenseur de longue date des services de santé ruraux. Elle est la candidate du Parti vert dans la circonscription de Gagetown-Petitcodiac.
