By: David Coon
I am hearing from more and more people that care seems to be a dwindling resource in our health care system compared to a decade ago.
Despite the $1.3 billion that we spend on the delivery of hospital services every year our city hospitals are stretched to the limit, operating at full capacity with inadequate levels of staffing. Staff are feeling disrespected by the administration. Burn out is a real concern. Those who chose the caring professions are frustrated with a system that gets in the way of good care. Patients suffer.
It doesn’t add up. We have a nursing shortage, but newly minted nursing graduates cannot get permanent full-time work, so they leave the province. Emergency departments are operating at 100 percent capacity without a single ambulance delivering a patient in urgent need of emergency care. Wait times are putting patient safety at risk, but ER’s are not being adequately staffed. Nurse practitioners can’t get sufficient work to keep their licenses, so they are leaving the province. Surgeries get cancelled for lack of beds. Patients are in hallways for lack of beds. And if you need treatment for a mental illness in Fredericton, psychiatrists are a scarce resource, limited by an inadequate number of billing numbers.
Physicians and nurses are venting their frustration in the media, and in letters circulated to MLAs. Patients and family members of patients are doing the same. What could account for this deplorable state of affairs?
The past decade has seen government after government obsessed with what euphemistically is called efficiencies. We have had a fiscally-driven health care system, rather than a patient-centred system of care. As a result, our front-line health care services lack the money they need to meet the demand. On the flip-side of this, nowhere near enough has been done to reduce the demand for health care in the way of health promotion and prevention, an approach that is central to the Green Party’s agenda for health care reform.
The other big change to health care in the past decade was centralization. In 2008, Shawn Graham’s government collapsed four health authorities into one called Horizon. Four others were folded into Vitalité. The objective was to save money and improve the health of New Brunswickers. Ten years out, the verdict is in. It didn’t work. Centralization has become the problem, not the solution. Nurses are now even scheduled centrally, out of Saint John. A nurse calls in sick in Miramichi, and a decision is taken in Saint John about who to replace them with.
It’s time to move back in the other direction, creating smaller health districts with local advisory councils. Interestingly, Vitalité never fully consolidated the four health regions it encompasses, leaving some local decision-making authority in each.
A more decentralized system would be better equipped to deliver health promotion and disease prevention, responding to local priorities rather than a one-size fits all approach from a central authority. The New Brunswick Health Council has carried out community health assessments across the province, but the health care system is too centrally organized to make effective use of their findings.
Greens believe that decisions should be made as close to the people who will be affected by them, as is practical, whether it is patients, health professionals or communities. This means those at the centre of government must be prepared to relinquish some of the power and authority that has been handed them in the rush towards the centralization of decision-making.
Whether it is health care, economic development, or forest management, it is time for a provincial government that is committed to empower our communities and regions to be able to shape their futures. This is an essential part of the Green vision for New Brunswick.
David Coon is the Leader of the Green Party of New Brunswick and the MLA for Fredericton-South.

par: David Coon
De plus en plus de personnes attirent mon attention sur leurs impressions que ce sont les soins qui semblent être la ressource qui en voie de disparition dans notre système de santé lorsqu’on compare la situation il y a une décennie.
Bien que nous dépensions chaque année 1,3 milliards de dollars pour offrir des services hospitaliers, les hôpitaux des villes sont bondés, fonctionnent au maximum de leur capacité avec des niveaux insuffisants de personnels. Ces équipes se sentent méprisées par l’administration. L’épuisement sème l’inquiétude. Ceux qui choisissent les soins comme profession sont frustrés par un système qui entrave l’offre de soins adéquats. Les patients souffrent.
C’est irrationnel ! Nous avons une pénurie d’infirmières, mais les nouvelles diplômées en sciences infirmières ne peuvent trouver d’emploi à temps plein; alors elles quittent la province. Les services d’urgence fonctionnent à 100 pour cent sans qu’aucune ambulance n’ait conduit de patient ayant besoin de soins urgents. Les périodes d’attente compromettent la sécurité des patients, mais les urgences n’ont pas le personnel nécessaire. Les infirmières-praticiennes n’obtiennent pas suffisamment de travail pour conserver leur permis, alors elles quittent la province. Des chirurgies sont annulées par manque de lits. Les patients sont installés dans les couloirs par manque de lits. Et si, à Fredericton, vous avez besoin d’un traitement pour maladie mentale, les psychiatres sont une ressource rare, restreinte par le nombre inadéquat de numéros de facturation.
Les médecins et les infirmières expriment leurs frustrations dans les médias et dans les lettres expédiées aux députés. Les patients et les membres de leurs familles font la même chose. Qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cet état déplorable des choses ?
La dernière décennie a vu administration après administration être obsédée par ce qui peut être qualifié par euphémisme d’efficiences. On nous a imposé un système de santé fiscalement motivé, au lieu d’être axé sur les besoins des patients. Et c’est ainsi que nos soins de santé de première ligne n’ont pas reçu les fonds nécessaires pour suffire à la demande. Et de l’autre côté de la médaille, loin des sommes qui auraient été nécessaires pour réduire la demande de services de la santé qui empêchent la prévention et la promotion de la santé, soit l’approche centrale des propositions du Parti vert pour la réforme des soins de santé.
L’autre changement majeur de nos soins de santé durant la dernière décennie a été la centralisation. En 2008, l’administration de Shawn Graham a comprimé quatre autorités sanitaires en une seule, appelée Horizon. Et ensuite, quatre autres ont été rassemblées en une seule, appelée Vitalité. L’objectif était d’économiser de l’argent et d’améliorer la santé des Néobrunswickois. Dix années plus tard, le verdict est tombé. Cela n’a pas marché. La centralisation est devenue le problème, ce n’est pas la solution. Même les infirmières sont programmées centralement de Saint-Jean. Une infirmière rapporte qu’elle est malade à Miramichi, et la décision de la remplacer par une autre infirmière est prise à Saint-Jean. Mais laquelle ?
Il est temps de revenir dans l’autre direction, de créer de petits districts sanitaires avec un comité consultatif local. Il est intéressant de noter que Vitalité n’a jamais pleinement réuni les quatre régions sanitaires qu’il recouvre, laissant ainsi certaines décisions à chacune des autorités locales.
Un système plus décentralisé serait mieux capable d’offrir les services de promotion de la santé et de prévention des maladies qui répondent aux priorités locales contrairement à l’approche unique d’une autorité centrale. Le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick a préparé des évaluations de la santé communautaire dans la province, mais le système de soins de santé est trop centralisé pour tirer avantage de cette étude.
Les Verts croient que, lorsque c’est possible, les décisions doivent être prises le plus près possible des gens visés par ces décisions, que ce soit des patients, des professionnels de la santé ou des collectivités. Ce qui signifie que ceux qui sont au centre de l’administration doivent être préparés à se défaire de certains pouvoirs et de certaines autorisations qu’ils ont reçus après la précipitation vers la centralisation des prises de décision.
Que ce soit dans le domaine des soins de santé, du développement économique ou de la gestion forestière, il est grand temps qu’une administration provinciale s’engage à céder des pouvoirs à nos collectivités et à nos régions pour qu’elles puissent elles-mêmes façonner leurs avenirs. C’est une partie essentielle de la vision des Verts pour ici au Nouveau-Brunswick.
David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.
