
Author by : JOHN CHILIBECK
Photo by : JOHN CHILIBECK
Liberal MLA Donald Arseneault has taken a trades union job in Ottawa.
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FREDERICTON • Former New Brunswick cabinet minister Donald Arseneault is under fire for working two jobs.
Arseneault has begun working as government relations manager for Canada’s Building Trades Unions, while holding down his job as the Liberal MLA for Campbellton-Dalhousie.
Both the Tories and the Greens say he shouldn’t do both jobs at once.
Arseneault – who resigned his cabinet job as minister of post-secondary education, training and labour in September, announcing he wouldn’t run in the 2018 election – wouldn’t do an interview Monday, but Premier Brian Gallant addressed questions about the MLA’s status during a media conference in Fredericton.
« For us what’s important is the conflict-of-interest commissioner would go through it with anyone that would have any other responsibility while sitting as an MLA, » Gallant said Monday. « Mr. Arseneault did go to the conflict-of-interest commissioner to ask his opinion and I can only assume he’s following the recommendations and if he’s not, I’m sure we’ll hear from the commissioner. »
The Office of the Integrity Commissioner for New Brunswick, as it is now officially called, declined an interview request Monday.
In an email, Rosanne Landry-Richard, the executive assistant to commissioner Alexandre Deschênes, cited a specific section of the law.
“The advice and recommendations of the commissioner are confidential until released by the member or former member or with his or her consent,” she wrote. “Therefore, the commissioner declines to discuss this matter to any extent.”
Gallant said in the past, plenty of other MLAs had worked two jobs at once. For instance, when Rick Doucet was a Liberal opposition member in 2011, he worked as the executive director of the Atlantic Lobster Sustainability Foundation. He took that job only two years after serving as fisheries minister in the government of Shawn Graham.
Members of the legislative assembly have a base salary of $85,000.
Canada’s Building Trades Unions’ head office is in Ottawa and Arseneault is listed as having a phone number there.
Tory MLA Jeff Carr said he was surprised his Liberal counterpart wasn’t in a conflict of interest.
“If the legislation shows Donald’s not in conflict, obviously the legislation needs to be adjusted or brought up to date,” he said. “It’s almost impossible for Donald Arseneault to work in government relations while sitting in caucus and not lobby government. I don’t see how that’s possible.”
Carr said Arseneault should recuse himself from caucus discussions, quit the labour job or resign his seat.
Green Party leader David Coon said he visited Arseneault’s riding just last week and said he was struck by the challenges the community is facing.
“Mr. Arseneault has a lot of work to do up there,” Coon said. “I’m surprised he has time to do two jobs.”

l’article par : Jean-François Boisvert
le photo courtoisie de : Jean-François Boisvert
Donald Arseneault – Archives
Maintenant qu’il n’a plus de ministères à gérer, le député de Campbellton-Dalhousie, Donald Arseneault, a un peu plus de temps pour lui. Et comme il n’a pas peur des défis, il vient d’accepter un second emploi.
Donald Arseneault a déjà annoncé le mois dernier qu’il ne briguerait pas un quatrième mandat à l’Assemblée législative. Il compte s’acquitter de sa tâche de député jusqu’au déclenchement des prochaines élections provinciales.
Récemment ministre responsable de plusieurs portfolios, le politicien est habitué à une certaine frénésie. Depuis sa rétrogradation, il se retrouve avec moins de responsabilités sur les bras, et du coup plus de temps libre. Du coup, il a accepté un nouveau défi, soit le poste de directeur des relations intergouvernementales pour le Syndicat des métiers et construction de l’Amérique du Nord (bureau canadien).
Le principal intéressé estime que les appels à sa démission en provenance des partis d’opposition en raison de son nouveau travail ne sont qu’une tempête dans un verre d’eau.
«Je ne serai pas le premier député d’arrière-ban à occuper un poste outre que celui de député. On a vu par le passé des médecins, des propriétaires d’entreprises privées, et j’en passe», exprime M. Arseneault.
Le principal problème évoqué est celui des conflits d’intérêts potentiels entre ses deux emplois. À cela, il rétorque en avoir discuté avec le bureau du premier ministre ainsi que le commissaire à l’éthique et que les deux n’y ont vu aucun problème.
«Oui, je suis dans le domaine des relations intergouvernementales au niveau fédéral, mais je ne m’occupe pas du tout du Nouveau-Brunswick. Je ne fais aucun lobbying au nom des syndicats auprès de notre gouvernement et je n’aurais jamais accepté ce poste s’il y avait possibilité de conflit d’intérêts», affirme M. Arseneault.
En ce sens, le député entend terminer son mandat jusqu’en septembre 2018.
«Il y a encore plusieurs dossiers que nous avons entamés pour Campbellton-Dalhousie et qui n’ont pas encore été complétés. Je veux m’assurer qu’ils le soient, ou à tout le moins qu’ils soient sur la bonne voie», dit-il.
À ceux qui disent qu’il ne pourra bien acquitter son travail de député de Campbellton-Dalhousie, il rétorque qu’au cours des trois dernières années où il a été ministre, il était rarement dans sa circonscription.
Selon lui, la clé se trouve dans l’accessibilité.
«Je me suis toujours montré très disponible auprès des gens de ma circonscription, et ce, même lorsque j’avais quatre ministères à ma charge. Et ça ne va pas changer, car je prends mon rôle de représentant du Restigouche très au sérieux. Je vais continuer d’être accessible et de pousser mes dossiers avec la même vigueur qu’auparavant, et ce, même si je ne suis pas toujours là physiquement», promet-il.
Convaincu, il va même jusqu’à parier que lors de la prochaine session, il sera à son banc à l’Assemblée législative plus souvent que certains de ses collègues de l’opposition.
Avec l’appui de Brian Gallant
Une question demeure: Donald Arseneault peut-il occuper cet emploi en parallèle à sa fonction de député?
Questionné à ce sujet, le premier ministre Brian Gallant estime que oui, ajoutant que son député avait
préalablement vérifié la faisabilité auprès du Commissaire à l’intégrité du Nouveau-Brunswick.
«On a déjà eu des personnes qui ont occupé d’autres emplois lorsqu’ils étaient députés par le passé. Ce qui est important, c’est de s’assurer que le commissaire a analysé la situation et que M. Arseneault s’engage à suivre ses recommandations», a indiqué M. Gallant.
Porte-parole conservateur, Jeff Carr ne voit pas de problème à ce qu’un député puisse occuper un second travail, tant et aussi longtemps qu’il représente adéquatement les citoyens de sa circonscription. Le malaise, il le perçoit plutôt dans le type de travail qu’occupe désormais le député, un travail lié aux relations intergouvernementales, donc qui pourrait potentiellement apporter le député à faire du lobbying auprès de son propre gouvernement.
«Ce qui a capté mon attention, c’est qu’on nous dit que le commissaire estime que le député Arseneault n’est pas en position de conflit puisqu’il a promis de ne faire aucun lobbying auprès du gouvernement. Ce que je dis, moi, c’est pourquoi devrions-nous croire Donald Arseneault», indique le député de Fredericton Junction
Selon lui, si la loi actuelle permet au député restigouchois d’avoir ainsi un tel emploi en même temps que ses fonctions officielles, l’Assemblée législative devrait réviser la loi. En attendant, il croit que le député devrait soit démissionner de son nouvel emploi ou de son poste de député.
La nouvelle a aussi fait réagir le chef du Parti vert, David Coon. Celui-ci s’explique mal comment le député restigouchois peut trouver le temps d’occuper un tel emploi alors qu’il devrait normalement en avoir plein les bras avec ses responsabilités dans sa circonscription et à l’Assemblée législative.
«Je trouve cela vraiment bizarre, surprenant. Et ce n’est pourtant pas les problèmes qui manquent dans sa circonscription. Il devrait avoir amplement de travail comme c’est là», indique-t-il, notant trouver important pour les citoyens d’avoir accès à son député.
Dans ces circonstances, M. Coon estime – à l’instar de son confrère conservateur – que le premier ministre devrait intervenir en demandant au député de faire un choix entre son poste de député et son nouvel emploi.
«Pour ma part, je crois que s’il veut conserver son nouvel emploi, il devrait démissionner», dit-il.
– Avec la participation du journaliste Mathieu Roy-Comeau
